Argent et Commerce
Par
ordre du Conseil des Six, Amn frappe ses propres pièces, qui
sont supposées être la seule monnaie légale dans le pays.
Si toutes les taxes et les affaires publiques se font en
monnaie amnienne, de nombreux contrats ou achats quotidiens
utilisent nimporte quel moyen sur lequel les parties se sont
mises daccord, y compris le troc.
Les pièces dAmn sont :
-
Fandar : Il sagit de la pièce de cuivre standard (1
pc). Si elle est
courante dans les classes inférieures, elle est considérée
comme ayant trop peu de valeur pour être transportée par la
plupart des amniens respectueux deux-mêmes.
-
Tarane : Cette pièce
dargent (1 pa) vaut 10 fandars et est communément utilisée
par tout le monde sauf les plus riches.
-
Centaure : Cette
pièce est faite en électrum (1 pe) et vaut 100 fandars ou 10
taranes. Cette
pièce est également souvent appelée un décime.
-
Dantère : Il
sagit de léquivalent amnien de la pièce dor (1 po).
Elle vaut 200 fandars, 20 taranes o 2 centaures.
Le prix de tous les principaux services et marchandises
en Amn est libellé en dantères.
Cette pièce est également appelée la «petite perle ».
-
Roldon : Cette pièce
en platine (1 pp) vaut 1.000 fandars, 100 taranes, 10 centaures
ou 5 dantères. Elle
nest pas réellement nécessaire au commerce, mais comme
cest la meilleure manière de montrer sa richesse, elle est
tout de même utilisée fréquemment.
Cette pièce est également appelée la «perle ».
Pour
des achats et des contrats commerciaux importants, des barres de négoce sont utilisées.
Ce sont de petits lingots dargent ou délectrum
frappés dune valeur et du sceau de la compagnie émettrice.
Les barres de négoces sont généralement émises avec
des valeurs de 500 ou 1.000 dantères ;
la plus grande barre de ce genre jamais émise fut frappée
quand la maison marchande Fenzik dAthkatla commanda 14
navires de fret à Minik le Caréneur et paya le contrat en
totalité avec une seule barre dune valeur de 3,5 millions de
dantères.
La
monnaie papier est toujours rare en Amn, mais comme les
banquiers et les financiers découvrent de nouvelles manières
de financer les risques commerciaux et de manipuler les marchés
pour le profit, limportance des fortunes de papier va
augmenter.
La
réputation dAmn en tant que nation marchande a été forgée
par des siècles de voyages à travers tous les Royaumes Oubliés,
négociant pratiquement nimporte quoi avec nimporte qui.
Les exportations dAmn comprennent des fruits et des céréales,
des herbes, du bois, des gemmes et des métaux précieux, des
textiles fins, des meubles, des bijoux et dautres produits
manufacturés de haute qualité. Les importateurs ont appris que les Amniens sont des gens
difficiles à contenter ;
ils ont lhabitude davoir le meilleur, et il y a peu
de choses quils nont pas déjà vues.
Il en résulte que les négociants sont toujours à la
recherche de quelque chose de nouveau ou de différent qui
puisse combler les caprices du consommateur amnien blasé et
devenir la prochaine mode.
Andruth «cherche-perle» Pearlseeker de Keczulla fit une
fortune inattendue quand il ramena trois chariots dufs du
Cormyr ; le
mauvais temps avait retardé son voyage retour, et au moment où
il revenait en Amn, près de la moitié des ufs avaient éclo,
révélant détranges petits oiseaux bleus sans aile.
Subitement, cet oiseau devint un animal familier à la
mode pour les femmes des classes supérieures dAmn, et au
lieu de tirer quelques fandars par uf, Andruth vendit les
oiseaux (il y en avait environ 23.000) 150 dantères chacun.
De
nombreux marchands amniens passent des années sans remettre les
pieds dans leur pays natal, préférant commercer entre les pays
étrangers, plutôt que de revenir en Amn puis repartir, et
ainsi de suite. Il
ny a pas de cargaison trop étrange, de voyage trop long ou
hasardeux, quun commerçant amnien ne tenterait si le profit
est en rapport. Le
terme «travail dAmnien » est utilisé dans tous les
Royaumes Oubliés pour décrire une tâche de nimporte quelle
sorte qui, en dépit de son profit éventuel, est si risquée
que seul un fanatique tenterait de laccomplir.

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